Ma playlist idéale

Georgio, La Poison, Mat Bastard en concert au festival Ouest Park (Havre)

(Je suis nulle pour les titres mais j’ai la flemme d’en trouver un mieux)

Ce vendredi je suis allée au festival Ouest Park au Havre. Il n’a pas plu (ce qui tient du miracle) j’ai mangé de la street food sicilienne (excellente mais qui a fait monté mon bobomètre, déjà à un très haut niveau, de plusieurs degrés) et, surtout, j’ai vu des concerts (c’est un peu le but d’un festoche).
Il faut savoir un truc quand on débarque au Havre : quand le public n’aime pas, il n’aime vraiment pas. J’ai vu des concerts avec une ambiance plus froide qu’une pierre tombale. Par contre, quand il aime, il devient juste incontrôlable. Pendant un temps, la cité portuaire était un peu le crash test des artistes. Quand ils arrivaient à passer le Havre sans encombre – ou mieux : avec les honneurs du public – ils pouvaient partir assez sereinement sur les routes de France.
Et ce vendredi, le public a aimé.
D’abord Georgio, dont je connaissais seulement le titre Hera (aussi nom de son deuxième album), qui m’a donné envie, grâce à son concert complètement fou,  de choper toute sa discographie et de l’écouter en boucle. Sur scène, l’artiste de 24 ans se balade comme à la maison. Les musiciens aussi sont dingues et on sent une vraie osmose entre Georgio et eux. C’est tellement généreux que le public n’est pas en reste et j’ai eu l’impression d’assister à une réunion de famille (qui se passerait bien). Bref, il est vraiment à voir en live et je vous conseille vivement de le faire s’il passe dans votre coin.

Ensuite il y a eu La Poison que je ne connaissais absolument pas. Et là : révélation. Je pourrais passer mille ans à sortir des gros poncifs du genre : « c’est du Cramps à la française » ou « une Klaus Nomi au féminin » mais en réalité, on s’en fout. Oui, clairement il y a ces influences – visuellement, musicalement – mais pas seulement. C’est du rockabilly psyché électro garage… C’est tellement de chose qu’y mettre une étiquette est assez vain. Donc je vais reprendre leur slogan qui résume assez bien le bordel : Rock electro chimique. Voilà.
Après quelques recherches sur les internets, j’ai découvert que le groupe était composé de Daniel Jamet (ancien guitariste, entre autre, de la Mano Negra et de Mano Solo), de David Ménart et de Moon (ex-membres de Maximum Kouette). Les trois ont donc déjà un sacré CV.
Au tout début, les trois extraterrestres – ce sont vraiment des aliens, ce n’est pas une façon de parler – ont interrogé (« mais c’est quoi ce truc ?« ) pour finalement, en très peu de titres, nous contaminer.
Ça faisait un bail que je n’avais pas autant dansé à un concert (depuis King Khan si ma mémoire est bonne). C’est drôle, c’est chouette ! Allez-y ! Courez-y !

Après m’être autant dépensée (et ridiculisée grâce à mon manque total de groove quand je danse), mon estomac m’a rappelé à l’ordre et je suis donc allée mangé la fameuse street food sicilienne dont je parlais plus haut. On va dire que j’insiste mais des boulettes de riz à la sauce tomate avec un cœur à la mozzarella, ça a un peu le goût du paradis.

Donc, après avoir (très bien) mangé, je me suis  dirigée tranquillement vers le concert de Mat Bastard. Vous l’avez déjà vu en concert ? Moi non et je n’étais pas prête. C’est complètement dingue. À peine arrivé sur scène, l’ancien chanteur de Skip the use a retourné tout le monde. Pogo dans tous les sens, public qui chante toutes les paroles en même temps. C’est simple : je n’ai jamais vu autant de gens sourire dans une même pièce depuis le jour où Sarkozy a annoncé qu’il se retirait de la vie politique.
Mat Bastard est drôle, il crée une vraie proximité avec son public, c’est un chanteur incroyable (il passe d’un registre vocal à un autre avec une facilité déconcertante qui m’a laissé bouche bée) qui est accompagné par des musiciens qui le sont tout autant.
Sur scène, c’est du (très) bon punk rock qui rappelle sur certains titres – Rosamary par exemple – ce que pouvait faire Offspring dans leurs (rares) bons jours (je balance, je n’ai peur de rien).
Il faut aller le voir en concert. Absolument.

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