Billet

Quelques nouvelles

Et voilà : il pleut. Ce n’est pas que je n’aime pas la pluie, loin de là, mais j’avais pensé à un autre type de temps pour mes vacances. Du genre plus chaud et moins humide. Je me suis achetée une petite robe pour l’été, avant l’été. L’erreur de débutante. Résultat, je me traîne en pull et en jean depuis le début de mes vacances. J’exagère évidemment. J’adore exagérer. Mais quand même : la petite robe est encore dans le placard.

Je me suis mise au jardinage. Des pots sur le balcon : c’est mon jardinage urbain. Je n’y connais rien alors j’ai planté au mois d’août des plantes qui préfèrent l’automne. Bizarrement, elles ont l’air de bien aimer le climat. Tu m’étonnes.
Je m’étais dit que je profiterai de mes vacances pour faire plein de trucs : me balader, écrire, lire des gros romans, apprendre à jouer de la guitare…
Je ne fais rien (ou si peu), évidemment, mais c’ est chouette. Par moment, je culpabilise. Ça ne dure jamais très longtemps mais ça mine quand même le moral. Les personnes qui ont toujours mille projets en route me fascinent. Je me demande comment ils font. Rien que de les regarder, je suis épuisée. Je n’ai jamais trop compris pourquoi les gens étaient pressés à ce point. Si la vie est une course, pourquoi être aussi impatient de se retrouver à la ligne d’arrivée ? (c’est typiquement le genre de phrase que je pose comme une maxime pour justifier ma flemme. Ça ne veut pas dire grand chose mais c’est suffisamment prétentieux pour qu’on me lâche la grappe après)
N’empêche, cette obligation d’être toujours actif, c’est chiant. La plupart du temps, il faut avouer qu’on brasse de l’air en se persuadant que c’est du mouvement. Ça me fait penser à cette fois, dans mon premier boulot, où il y a eu une panne d’électricité. On ne pouvait rien faire parce qu’on bossait sur ordinateur. Notre cheffe nous a donc demandé de faire semblant de taper sur le clavier au cas où un client viendrait. Absurde.

Il pleut encore. Je crois qu’on en a pour la journée. Je vais aller me faire un thé. J’adore le thé. Vert, noir, blanc (le fumé me laisse de marbre), en vrac ou en sachet, préparé avec une eau frémissante (jamais bouillante !), sans sucre et surtout sans lait – quelle horreur ! Je suis la reine du thé. Quand je suis allée à Dublin, j’ai enfin su pourquoi ils mettaient du lait dans le thé : parce qu’il est dégueulasse et que c’est le seul moyen de le boire. Ça m’attriste de le dire – l’Irlande est mon pays de cœur – mais c’est vrai. Même le pire des thés qu’on peut boire dans le pire des cafés en France n’atteint pas ce niveau de dégueulasserie (sauf celui d’un bar à côté de la Gare Montparnasse, à Paris. Celui-là, j’en fait encore des cauchemars. Je ne sais pas si c’est le goût ou le prix qui me fait encore frissonner d’horreur. Sûrement le mélange des deux).
Parler d’Irlande me fait penser à un des meilleurs groupes du monde : The Corrs.
Non, je déconne.
The Undertones.
C’est une amie qui me les a fait découvrir quand j’avais une vingtaine d’années (je crois même qu’elle m’a offert un CD d’eux pour mon vingtième anniversaire). J’ai vraiment des ami-e-s chouettes. C’est cette même amie qui m’a fait découvrir la plupart des groupes punk que j’écoute.

 

The Undertones – My perfect cousin (1980)

J’en étais où, déjà ? Ah oui. Nulle part.
Écrire sur du rien c’est assez reposant. Je ne suis pas sûre que ce soit très intéressant à lire par contre. Tant pis.
Il ne pleut plus. Comme quoi, finalement, on en aura pas pour la journée.
J’ai un peu mis le blog de côté ces derniers temps. Je n’avais pas grand-chose à dire, alors autant ne rien dire.
J’ai quelques projets en route (pas beaucoup, mais un peu) dont l’écriture d’une fiction. J’ai extrêmement peur d’écrire de la fiction alors j’ai décidé de m’y mettre. Ce n’est pas facile, vraiment. Penser son histoire, essayer qu’elle soit cohérente, que les personnages aient des réactions appropriées, justes, face aux situations : c’est compliqué. Et puis, dès que j’ouvre un livre, je me décourage. Lire Jane Austen, par exemple, quand on essaye soi-même d’écrire une fiction est une mauvaise idée. C’est une auteure tellement géniale. On ne le dit pas assez mais elle est extrêmement drôle :

« Mrs Dashood plut également à lady Middleton. Il y avaient chez toutes les deux un égoïsme et une sécheresse de coeur qui les attiraient mutuellement ; et elles communiaient, l’une, l’autre, dans une insipide correction et un manque complet d’intelligence » (Jane Austen – Raison et sentiments)

Quand j’écris sur moi ou sur ce que je vois, c’est plus simple. Je veux dire : je me connais, un peu. Et puis, écrire au présent : quelle joie. Je hais la conjugaison. Je ne comprend rien au passé simple et à l’imparfait. Quand utiliser l’un et quand utiliser l’autre : mystère. Je passe plus de temps sur les sites de grammaire qu’à écrire. Par moment, je regrette d’avoir passée une partie de ma scolarité à gribouiller des dessins sur mes cahiers. En même temps, ces cours étaient extrêmement chiants. J’ai beau me dire que «l’orthographe c’est bourgeois» (réponse favorite des syndicalistes étudiant-e-s quand les tracts étaient bourrés de fautes), ça me crispe quand même.
Je ne sais pas si mon histoire est bien. J’y ai pensé dans le bus et j’ai ri toute seule, donc je me dit que c’est déjà un bon début (de se faire rire). Ça parle de la mort qui est le deuxième truc qui me terrifie le plus avec la fiction. Je ne sais pas pour vous mais je trouve que la mort est un concept absurde. Bon, ce n’est pas un concept, c’est un fait, mais vous voyez ce que je veux dire. Donc j’ai décidé de faire une fiction sur la mort, ce qui est un peu équivalent à faire un saut en élastique ou autre truc complètement idiot (j’ai aussi le vertige).
Au début, je pensais publier cette histoire en épisode ici mais j’écris tellement lentement que je ne sais pas si je vais le faire, finalement. J’attends d’avoir quelques chapitres sous le coude pour le faire (peut-être).

Il fait grand soleil maintenant. Je vais aller me balader. Ou faire une sieste. J’hésite encore.
Je suis en vacances, après tout.

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