Reprises/WTF

Johnny, I Hardly Knew Ya / When Johnny Comes Marching Home

« Johnny, I Hardly Knew Ya » est une chanson traditionnelle irlandaise, datant vraisemblablement du début du XIXe siècle sans que l’on puisse le certifier. En effet, la chanson a été publiée 1867 sous le nom Joseph B. Geoghegan, un auteur anglais. Soit quatre ans après « When Johnny Comes Marching Home » (1863), que l’on pense portant être une reprise pro-guerre de « Johnny, I Hardly Knew Ya ».

Mais l’on suppose aussi que la chanson serait en fait plus ancienne et aurait été composée à la fin du XVIIIe début XIXe, à l’époque ou en réponse aux guerres coloniales anglaises contre Ceylan (actuel Sri Lanka)  dans lesquelles étaient enrôlés les irlandais, et qu’elle aurait même servi de chanson anti-recrutement. Ainsi « When Johnny Comes Marching Home » serait bien une reprise de « Johnny, I Hardly Knew Ya ».

« Johnny, I Hardly Knew Ya »

La chanson raconte l’histoire d’une femme maudissant les atrocités de la guerre après avoir retrouvé son mari, un soldat irlandais parti se battre à Ceylan avec l’armée anglaise et revenu mutilé du front.

Originellement vue comme humoristique, elle est aujourd’hui reconnue comme anti-guerre.

Paroles originales 

While goin’ the road to sweet Athy, hurroo, hurroo (ter)
A stick in me hand and a drop in me eye
A doleful damsel I heard cry,
Johnny I hardly knew ye.
With your drums and guns and guns and drums, hurroo, hurroo (ter)
The enemy nearly slew ye
Oh my darling dear, Ye look so queer
Johnny I hardly knew ye.
Where are the eyes that looked so mild, (ter)
When my heart you so beguiled
Why did ye scadaddle from me and the child
Oh Johnny, I hardly knew ye.
Where are your legs that used to run (ter)
When you went to carry a gun
Indeed your dancing days are done
Oh Johnny, I hardly knew ye.
I’m happy for to see ye home (ter)
All from the island of Sulloon
So low in the flesh, so high in the bone
Oh Johnny I hardly knew ye.
Ye haven’t an arm, ye haven’t a leg (ter)
Ye’re an armless, boneless, chickenless egg
Ye’ll have to be put with a bowl out to beg
Oh Johnny I hardly knew ye.
They’re rolling out the guns again (ter)
But they’ll never will take my sons again
No they’ll never will take my sons again
Johnny I’m swearing to ye.

Traduction (merci Wikipédia)

En chemin vers Athy, (ter)
Un bâton à la main, et une larme à l’œil
J’ai entendu pleurer une jeune femme en peine,
« Johnny, je t’ai à peine connu ».
Avec vos tambours et vos canons, vos canons et vos tambours (ter)
L’ennemi t’a presque massacré
Oh mon très cher, tu sembles si (misérable/bizarre)
Johnny, je t’ai à peine connu.
Où sont tes yeux, qui m’ont paru si charmants (ter)
Quand tu as ravi mon cœur
Pourquoi as-tu fui loin de moi et de (notre) enfant ?
Johnny, je t’ai à peine connu.
Où sont tes jambes qui t’ont porté (ter)
Quand tu as couru prendre les armes ?
(Nos) danses d’antan sont bien finies
Johnny, je t’ai à peine connu.
Je suis heureuse de te revoir à la maison (ter)
De retour de l’île de Ceylan
Si décharné, tout en os
Johnny, je t’ai à peine connu.
Tu n’as plus ni bras ni jambes (ter)
Tu es un coquille vide, sans bras, sans os
Il faudra te sortir pour mendier avec un bol
Johnny, je t’ai à peine connu.
Et maintenant, ils ressortent les canons (ter)
Mais ils ne prendront jamais mes fils
Non, ils ne prendront jamais mes fils
Johnny, je t’en fais le serment.

Voici les versions de Benjamin Luxon, un chanteur d’opéra anglais, des Clancy Brothers, de Joan Baez et bien sûr des Dropkick Murphys :

[la chanson commence à 1:13]

« When Johnny Comes Marching Home »

L’air de « Johnny, I Hardly Knew Ya » fut par la suite utilisé pour la chanson populaire américaine datant de la Guerre de Sécession, « When Johnny Comes Marching Home ». Les paroles furent écrites par Patrick Gilmore, un compositeur et chef de fanfare d’origine irlandaise alors qu’il servait dans l’armée de l’Union. Chanson militaire et héroïque (vous avez dit cynisme ? attendez de lire la suite), elle parle de la joie du retour à la maison.

Cette chanson a été souvent utilisée au cinéma, soit pour appuyer le côté héroïque (Die Hard 3, par exemple) ou pour le moquer (comme dans le docteur Folamour de Stanley Kubrick, que je vous conseille vivement si vous ne l’avez pas déjà vu)

Voici la version de Dolly Parton, reine de la country music :

Reprises punk de « When Johnny Comes Marching Home » : 

Les Clash reprennent l’air de « When Johnny Comes Marching Home » dans leur chanson « English Civil War » (1979) qui dénonce la montée de l’extrême droite en Angleterre.

Il existe aussi une version instrumentale des Bérurier noir, « Johnny revient d’la guerre », que l’on retrouve sur l’album « Macadam Massacre » (1984) :

Autres reprises (militaires, chansons françaises, sportif…) [liste non exhaustive]

En France, l’air de Johnny, I Hardly Knew Ya / « When Johnny Comes Marching Home » est utilisée par Dalida dans sa chanson « Ils sont partis » (1964) :

Le chant régimentaire « Nos pères les Gaulois » du 92e Régiment d’infanterie (Clermont-ferrand) utilise aussi cet air. On est loin des paroles anti-guerre…

Encore plus loin du sens des paroles de « Johnny, I Hardly Knew Ya »,  voici l’hymne officiel du Stade Malherbe de Caen :

Et le meilleur (…) pour la fin :  « I Met a Whore in the Park » (je vous laisse la traduction), un chant de rugby :

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